C’était vendredi soir, à la sortie du travail. Je me dirigeai vers le parking pour prendre ma voiture quand j’ai vu deux personnes, apparemment un couple, dans la quarantaine en âge d’avoir des enfants qui ... fouillaient les poubelles. Ils semblaient être à la recherche d’objets à récupérer, vêtements, chaussures ... Ca m’a fait de peine de voir tout cela, se passer à deux pas de chez moi alors que je pensais que ce n’était qu’une scène lointaine qui n’arrivait qu’ailleurs, dans des bidonvilles des pays du tiers monde ou à la télé. Depuis ce jour, je reste pensif quand les commerciaux et les cadres managériaux nous présente le bilan financier du 3ème trimestre de l’entreprise, quand on nous alerte de la baisse de notre bénéfice par actions, quand on nous demande d’en faire plus parce que notre part de marché diminue. Il m’est difficile de rester indifférent devant des gens qui ne demandent rien, ne gênent personne et qui méthodiquement essaie de s’en sortir, sans faire la manche, en récupérant des affaires que d’autres ont jeté.
Ca me fait de la peine de voir des gens réduits à faire les poubelles dans une société, notre société, qui n’a pu trouver le moyen de les insérer, quand elle en trouve pour conforter la position d’une minorité qui s’attribue abusivement les richesses et le pouvoir au détriment des autres.